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Illiyas MARÉCAR
Lead Data | J’aide les CTO à accélérer leur roadmap Data/IA sans augmenter leurs effectifs
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Il y a 2 ans, j'ai accepté une mission que j'aurais dû refuser. Le client voulait de l'IA. Pas de data propre. Pas d'infrastructure. Pas de vraie compréhension du besoin. J'ai dit oui quand même. Parce que c'était rentable sur le papier. Parce que je voulais prouver qu'on pouvait livrer. Parce que j'ai cru qu'on pourrait compenser le flou par l'expertise. Résultat ? 6 mois de frustration. Un consultant que j’estime usé, jusqu’à l’os. Un projet qui n'a mené nulle part. Ce jour-là, j'ai tracé mes lignes rouges. (Au stylo. Sur papier. Pour ne plus jamais les oublier.) Aujourd'hui, je refuse systématiquement certaines missions. Même quand c'est rentable. ➡️ les missions "body shopping" → quand un client veut juste une paire de mains à l'heure sans vision du livrable. Je refuse de transformer mes consultants en pièces détachées. ➡️ les profils maquillés → "Tu peux me présenter ton junior comme un senior ?" Non. C'est le mensonge structurel du secteur et je ne veux pas en faire partie. ➡️ Les missions sans alignement technique → si je sens qu'on va envoyer quelqu'un sur une stack qu'il va découvrir juste pour facturer, je dis non. Même si ça veut dire perdre du CA. ➡️ Les projets pompiers → quand un client cherche du conseil en mode panique totale sans vouloir comprendre les causes profondes. On devient alors juste un pansement sur une jambe de bois. Les missions où l'échec est programmé dès le budget. Mon refus n'est pas un jugement. C'est une question d'alignement. Pour protéger mes consultants d'un burn programmé. Pour protéger mes clients d'un échec qu'ils ne voient pas venir. Pour préserver ce qui compte vraiment : la crédibilité et l'impact réel. Parce que le CA à court terme ne vaut pas la crédibilité à long terme. Et qu'un projet pourri, ça use tout le monde. Sans exception. Dire non, c'est aussi un service.
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January 22, 2026
J’ai vu un lead dev brillant se cramer en 6 mois. Voici pourquoi l'expertise seule ne sauve jamais. Il s'appelait Paul. (Prénom changé, évidemment.) Le genre de profil qu'on envoie chez un client en mode "lui, il va tout débloquer". Et techniquement ? Il cartonnait. Sauf qu'au bout de 6 mois, il était cramé. Pas parce qu'il ne savait pas faire. Mais parce qu'il absorbait toutes les merdes du projet. Parce qu'il prenait sur lui les décisions qu'il n'avait pas choisies. Parce qu'il était devenu irremplaçable donc piégé. Et le client ? Totalement dépendant. Quand Thomas a craqué, tout s'est effondré. Ce que j’ai compris ce jour là. Un expert isolé, c'est : → Des silos de connaissance qui bloquent tout le monde. → Un mec qui finit par porter ce qui dépasse son mandat. → L'alibi technique qu'on envoie rassurer un COMEX sans les moyens réels de peser sur les décisions. Ce n’est pas une question de compétence. C'est une question de cadre. Un projet tient jamais grâce à un individu. Il tient grâce à un collectif capable de se parler franchement. Capable de confronter les points de vue sans ego. Capable de partager la responsabilité et de dire non ensemble quand il le faut. Parce qu'un expert seul finit épuisé, bridé, ou utilisé comme fusible. Tandis qu'un collectif qui assume ? Ça, ça change la donne. Je ne dénigre pas l'expertise individuelle. Mais je ne crois plus au héros solitaire, c'est un mythe qui coûte cher en réalité. La vraie valeur ne vient pas d'un expert seul. Elle vient de personnes qui portent collectivement.
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January 30, 2026