Il y a 2 ans, j'ai accepté une mission que j'aurais dû refuser.
Le client voulait de l'IA.
Pas de data propre. Pas d'infrastructure. Pas de vraie compréhension du besoin.
J'ai dit oui quand même.
Parce que c'était rentable sur le papier.
Parce que je voulais prouver qu'on pouvait livrer.
Parce que j'ai cru qu'on pourrait compenser le flou par l'expertise.
Résultat ?
6 mois de frustration. Un consultant que j’estime usé, jusqu’à l’os. Un projet qui n'a mené nulle part.
Ce jour-là, j'ai tracé mes lignes rouges.
(Au stylo. Sur papier. Pour ne plus jamais les oublier.)
Aujourd'hui, je refuse systématiquement certaines missions.
Même quand c'est rentable.
➡️ les missions "body shopping" → quand un client veut juste une paire de mains à l'heure sans vision du livrable. Je refuse de transformer mes consultants en pièces détachées.
➡️ les profils maquillés → "Tu peux me présenter ton junior comme un senior ?" Non. C'est le mensonge structurel du secteur et je ne veux pas en faire partie.
➡️ Les missions sans alignement technique → si je sens qu'on va envoyer quelqu'un sur une stack qu'il va découvrir juste pour facturer, je dis non. Même si ça veut dire perdre du CA.
➡️ Les projets pompiers → quand un client cherche du conseil en mode panique totale sans vouloir comprendre les causes profondes. On devient alors juste un pansement sur une jambe de bois.
Les missions où l'échec est programmé dès le budget.
Mon refus n'est pas un jugement.
C'est une question d'alignement.
Pour protéger mes consultants d'un burn programmé.
Pour protéger mes clients d'un échec qu'ils ne voient pas venir.
Pour préserver ce qui compte vraiment : la crédibilité et l'impact réel.
Parce que le CA à court terme ne vaut pas la crédibilité à long terme.
Et qu'un projet pourri, ça use tout le monde. Sans exception.
Dire non, c'est aussi un service.
Freelance Lead GCP Data Architect | Accelerating Time-to-Market with Secure & Sustainable Data Platforms 🌱
12 days ago
Pour les 2 premiers points, je suis completement d’accord. Pour les deux suivants:
Il ne faut pas oublier que l’echec fait grandir aussi, il n’ y a pas de meilleur ecole.
Jouer le rôle du pompier c’est 1 mission sur 2. Et cela fait partie de notre job aussi de conseiller et de rassurer un client. 😉